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jornal annachra
Abidjan
Selon la plaignante, Menan Mehaud Victorienne, proviseur du lycée moderne de Port-Bouët, c’est en mi-septembre 2023 qu’elle a fait le constat de la disparition de ces tables-bancs. Période qui correspond à l’intendance de T.S., chargé du budget et du matériel du lycée. Alors que ce dernier avait effectué sa passation des charges, le 5 octobre 2023.
« L’école ne peut plus pourvoir des places aux élèves parce qu’il y a un manque », a déclaré le proviseur. Ajoutant qu’elle a interpellé l’intendant sur ce fait.
Pour sa part, T.S. a déclaré n’avoir pas été interpellé sur la situation qui prévalait. Il a admis avoir notifié 860 tables-bancs à l’administration dans le document de passation des charges comme disponibilité.
Pourtant, les vigiles ont expliqué dans le procès-verbal et à l’audience qu’ils ont procédé à la vente de résidu de bois pour « la sécurité des élèves » sur ordre de l’intendant.
Des tables-bancs usées de l’établissement qui devraient en principe être réparées par l’intendance ou le Comité de gestion des établissements scolaires (Coges). Chose que T.S. a lui-même reconnu à la barre.
Le président du tribunal les a donc condamnés avec des circonstances atténuantes à 15 jours d’emprisonnement estimant qu’il s’agit du matériel de l’Etat qui ne peut être vendu que par lui-même.









